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Poésie

Alors ils sont venus
sans bagages ou si peu
pieds lourds et l’âme nue
avec au fond des yeux
un village au soleil
lambeaux de jours heureux
et les cris au réveil.

L’horizon nous les a laissés
mains serrées sur leurs illusions
sur le trottoir les yeux baissés
cherchant en vain une occasion
de quitter le pavé glacé.

Pourtant ils resteront
macérant dans leur peine
ceux qui ne partiront
vers aucun autre Éden.

La nuit refermera sur eux son noir linceul
les bercera pour qu’ils ne soient plus jamais seuls.

Alors ils sont venus
sans bagages ou si peu
pieds lourds et l’âme nue
avec au fond des yeux
un village au soleil
lambeaux de jours heureux
et les cris au réveil.

L’horizon nous les a laissés
mains serrées sur leurs illusions
sur le trottoir les yeux baissés
cherchant en vain une occasion
de quitter le pavé glacé.

Pourtant ils resteront
macérant dans leur peine
ceux qui ne partiront
vers aucun autre Éden.

La nuit refermera sur eux son noir linceul
les bercera pour qu’ils ne soient plus jamais seuls.

Dernière mise à jour le 4 mois par André

Goutte dans l’océan
insignifiante et nécessaire
lueur dans le néant
bras ouverts quand le cœur se serre.

Un sourire, un mot, quelque chose
d’humain dans le chaos
de l’infinie métamorphose
où d’envols en cahots
notre destin se recompose.

Ce rêve ambitieux et modeste
montre un chemin
un sentier ou ce qu’il en reste
jusqu’à demain.

Goutte dans l’océan
insignifiante et nécessaire
lueur dans le néant
bras ouverts quand le cœur se serre.

Un sourire, un mot, quelque chose
d’humain dans le chaos
de l’infinie métamorphose
où d’envols en cahots
notre destin se recompose.

Ce rêve ambitieux et modeste
montre un chemin
un sentier ou ce qu’il en reste
jusqu’à demain.

Dernière mise à jour le 5 mois par André

Au goût amer de temps finis,
les cicatrices mal fermées
suintant au long de décennies
aujourd’hui se sont transformées
en point final d’un long déni.

Larguée alors l’ultime amarre,
il ne reste qu’à reconstruire
malgré l’âge et ses traquenards
la libre nef pour nous conduire
au dernier port dans le brouillard.

Me resteront pourtant toujours
comme une marque originelle
en souvenir de désamour
ces quelques vers cicatriciels.

Au goût amer de temps finis,
les cicatrices mal fermées
suintant au long de décennies
aujourd’hui se sont transformées
en point final d’un long déni.

Larguée alors l’ultime amarre,
il ne reste qu’à reconstruire
malgré l’âge et ses traquenards
la libre nef pour nous conduire
au dernier port dans le brouillard.

Me resteront pourtant toujours
comme une marque originelle
en souvenir de désamour
ces quelques vers cicatriciels.

Dernière mise à jour le 5 mois par André

Blanche amertume en col mousseux
sur la langue comme un reflet
traînant le temps que paresseux
déglutisse un buveur replet.

Son goût amer ambré ou blond
fait place au flot qui se déguste
à petits coups dans le salon
s’allongeant en lampées augustes.

Le quart qui se prétend demi
n’est qu’un plaisir inoffensif
s’il reste seul mais entre amis
il rendra le verbe poussif
l’œil vague et la tête endormie.

Blanche amertume en col mousseux
sur la langue comme un reflet
traînant le temps que paresseux
déglutisse un buveur replet.

Son goût amer ambré ou blond
fait place au flot qui se déguste
à petits coups dans le salon
s’allongeant en lampées augustes.

Le quart qui se prétend demi
n’est qu’un plaisir inoffensif
s’il reste seul mais entre amis
il rendra le verbe poussif
l’œil vague et la tête endormie.

Spectres vêtus de blanc,
hâves, épuisés, têtus,
soignant des gens dolents
que le virus leur tue.

Doigts noueux de petites mains,
invisibles, épuisées, têtues,
déblayant sans fin le chemin,
qui jamais n’auront de statue.

Quidams enfermés à demeure,
invisibles, angoissés, têtus,
claquemurés pour que ne meure
ni leur voisin, ni leur vertu.

Tous ces gens têtus et distants
sont, pour l’humanité fébrile,
les âmes fortes de ce temps,
les piliers d’un monde immobile.

Spectres vêtus de blanc,
hâves, épuisés, têtus,
soignant des gens dolents
que le virus leur tue.

Doigts noueux de petites mains,
invisibles, épuisées, têtues,
déblayant sans fin le chemin,
qui jamais n’auront de statue.

Quidams enfermés à demeure,
invisibles, angoissés, têtus,
claquemurés pour que ne meure
ni leur voisin, ni leur vertu.

Tous ces gens têtus et distants
sont, pour l’humanité fébrile,
les âmes fortes de ce temps,
les piliers d’un monde immobile.

Dernière mise à jour le 5 mois par André

Les âmes fortes ont traversé
les déserts et les océans,
sans ralentir, ils ont pansé
les naufragés, les mécréants.

Les âmes fortes, au fond du cœur
portent un stigmate indélébile,
une marque au fer du malheur
qui les ronge et les rend fragiles.

Ils ont donné sans recevoir
ou si peu, ou si mal, ou même
ont attiré sans le savoir
les insultes et les anathèmes.

Nous aussi avons traversé
les déserts de la solitude
mais la fin de notre odyssée
viendra de la sollicitude
des âmes fortes fraternelles,
de leur surplus d’humanité,
de ceux qui rendent la vie belle
au-delà des réalités.

Les âmes fortes ont traversé
les déserts et les océans,
sans ralentir, ils ont pansé
les naufragés, les mécréants.

Les âmes fortes, au fond du cœur
portent un stigmate indélébile,
une marque au fer du malheur
qui les ronge et les rend fragiles.

Ils ont donné sans recevoir
ou si peu, ou si mal, ou même
ont attiré sans le savoir
les insultes et les anathèmes.

Nous aussi avons traversé
les déserts de la solitude
mais la fin de notre odyssée
viendra de la sollicitude
des âmes fortes fraternelles,
de leur surplus d’humanité,
de ceux qui rendent la vie belle
au-delà des réalités.

Hagards, désemparés, ils errent dans leur vie,
attendent sans savoir, espèrent sans y croire
qu’un jour pas trop lointain le bonheur les convie
à rentrer au logis oublier les eaux noires.

Ils vont par la rue, seuls, cherchant la compagnie
d’autres déshérités sous un auvent bancal,
comparant le niveau que la crue atteignit
partageant un café, un bonjour amical.

Les gravats sont partis, mais la rue éventrée
montre ses plaies ouvertes sur les tuyaux du gaz
tandis que mon regard ne cesse d’admirer
le travail de fourmis des âmes villageoises.

Hagards, désemparés, ils errent dans leur vie,
attendent sans savoir, espèrent sans y croire
qu’un jour pas trop lointain le bonheur les convie
à rentrer au logis oublier les eaux noires.

Ils vont par la rue, seuls, cherchant la compagnie
d’autres déshérités sous un auvent bancal,
comparant le niveau que la crue atteignit
partageant un café, un bonjour amical.

Les gravats sont partis, mais la rue éventrée
montre ses plaies ouvertes sur les tuyaux du gaz
tandis que mon regard ne cesse d’admirer
le travail de fourmis des âmes villageoises.

Dernière mise à jour le 4 mois par André

Au petit jour, les amoureux
seuls et perdus,
pleurent toujours des temps heureux
trop attendus.

L’artichaut de leur coeur fendu,
trop effeuillé,
au fil d’un amour défendu
s’est anémié.

Il est trop jeune, elle est trop vieille,
le monde entier les a punis,
trop différents, ou trop pareils,
trop fragiles et trop démunis.

Amour d’artichaut avorté,
sans avenir;
amour défendu séquestré
dans son désir.

Trop semblables ou trop différents,
ils seront toujours misérables
les amoureux sortant du rang,
inséparables.

Au petit jour, les amoureux
seuls et perdus,
pleurent toujours des temps heureux
trop attendus.

L’artichaut de leur coeur fendu,
trop effeuillé,
au fil d’un amour défendu
s’est anémié.

Il est trop jeune, elle est trop vieille,
le monde entier les a punis,
trop différents, ou trop pareils,
trop fragiles et trop démunis.

Amour d’artichaut avorté,
sans avenir;
amour défendu séquestré
dans son désir.

Trop semblables ou trop différents,
ils seront toujours misérables
les amoureux sortant du rang,
inséparables.

Dernière mise à jour le 5 mois par André

Amour aux étranges méandres
où tendresse et courroux côtoient
le désarroi au goût de cendre
le bonheur qui laisse pantois.

Amour aux étranges méandres
où tendresse et courroux côtoient
le désarroi au goût de cendre
le bonheur qui laisse pantois.

Dernière mise à jour le 4 mois par André

Les belles de jadis avaient l’amour courtois
et de preux soupirants les aimant à genoux,
leur offrant un poème à la fin du tournoi
et les considérant bien autrement que nous.

On ne touchait le doux visage que des yeux;
un sourire, un billet, un baiser quelquefois,
c’est tout ce qu’espérait en retour l’orgueilleux
pour adorer sa dame et lui jurer sa foi.

Les amours d’aujourd’hui sont bien plus ordinaires.
On se voit, on se plaît, on se prend par la main,
on sort un peu, on danse, et vogue la galère
pour un an, pour la vie, ou jusqu’au lendemain.

Mais le démon qui pousse compagnons et compagnes
à rechercher l’amour est bien toujours le même,
les amants de tout temps qui jouent à qui perd gagne
usent toujours entre eux des mêmes stratagèmes.

Les belles de jadis avaient l’amour courtois
et de preux soupirants les aimant à genoux,
leur offrant un poème à la fin du tournoi
et les considérant bien autrement que nous.

On ne touchait le doux visage que des yeux;
un sourire, un billet, un baiser quelquefois,
c’est tout ce qu’espérait en retour l’orgueilleux
pour adorer sa dame et lui jurer sa foi.

Les amours d’aujourd’hui sont bien plus ordinaires.
On se voit, on se plaît, on se prend par la main,
on sort un peu, on danse, et vogue la galère
pour un an, pour la vie, ou jusqu’au lendemain.

Mais le démon qui pousse compagnons et compagnes
à rechercher l’amour est bien toujours le même,
les amants de tout temps qui jouent à qui perd gagne
usent toujours entre eux des mêmes stratagèmes.

Dernière mise à jour le 12 mois par André