feu

Notre-Dame

Une étincelle aura suffi
pour accomplir l’autodafé
après des siècles de défi
et d’illusion d’éternité.

L’oeuvre des hommes est leur pareille,
elle naît, vit sa vie et meurt,
discrètement dans son sommeil
ou dans le bruit et la fureur.

À Paris, ce fut en avril
que le feu mangea la forêt.
Dans son rougeoiement sur la ville
râlait le seigneur de Molay,
tandis que la foule interdite
assistait au supplice ultime
en marmonnant comme on récite
un requiem pour les victimes.

Une étincelle aura suffi
pour que jaillisse un torrent d’or
que les indigents ébahis
verront couler, sans réconfort.

André


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célestine

Magnifique texte André !
•.¸¸.•*`*•.¸¸☆

gibulène

très beau texte !
Or purificateur,
Or régénérateur
Des larmes d’or annoncent,
La colère de l’univers
Envers un monde pervers
A nous de trouver la réponse…..

patchcath

Larmes et pleurs de tant de siècles de beauté

Écri'Turbulente

Très beau poème ! Merci 😀

Paquerette
Paquerette

Un très beau texte, bravo!

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