hôpital

Morte à l’hôpital … en sursis ?

Cette fois, la pression médiatique a fonctionné: l’ de la Citadelle fait marche arrière, le corps médical soucieux de sa réputation a fait pression. Mais ailleurs, on tergiverse.

La dite libérale montre bien ses limites, et les dérives qu’elle engendre. Là où on rêverait d’une au service de la publique (de la de tous !), on voit se développer une frange de cette profession motivée plus par l’appât du gain que par le souci du bien commun.

En soi, il n’y aurait rien là de répréhensible si le service public était assuré sans failles. Pourquoi pas, à côté de la médecine publique, une médecine privée, comme il existe un privé ou des services de transport privés ? Mais cela nécessiterait une gestion rigoureuse de l’ensemble du secteur, des études médicales et paramédicales, où on cesserait enfin le jeu de yoyo des contingentements d’étudiants suivis (ou précédés) de dérogations ou d’exception au gré des obsessions politiques du moment, à la rémunération juste et transparente des acteurs et des institutions publics. À quand des études de médecine organisées de manière à éviter les pénuries que les hôpitaux ont beau jeu d’utiliser pour justifier certaines dérives mercantiles ?

Il est vrai qu’en ces temps de fractionnement effréné des responsabilités publiques et politiques, on ne sait plus vraiment qui est responsable de quoi dans le grand foutoir institutionnel belge. Y a-t-il vraiment un pilote ? Ou plusieurs ? Sont-ils capables de s’entendre sur le bien commun qu’est notre santé ?

On entend encore ci et là parler de coupes dans les budgets de sécurité sociale. Est-ce vraiment sérieux ? Ou n’est-ce qu’une manoeuvre de diversion destinée à nous faire accepter quelque mesure « moins pire » ? Prend-on vraiment en compte la gestion des soins de santé des personnes sans revenu ?

Une fois de plus, il vaut mieux être riche et en bonne santé que pauvre et malade. Déjà, dans certains quartiers, des ong ou des associations médicales prennent le relais d’un service de santé publique défaillant.

Évidemment, il y a pire – et bien pire !!! – ailleurs. Est-ce vraiment une raison pour brader sans vergogne le seul luxe véritable que nous pouvons tous partager, la vie et la santé ?


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