Voilà où mène une politique frileuse à courte vue
Pâques aux cloches carillonnantes …
Voyageur immobile, tu sais des univers
où la plume d’un autre t’emmène par les yeux …
Ta main dans ma main, si petite …
Loin de l’abri de nos maisons …
La France, et ses voisins, ont eu chaud …
Le temps qui tant tout use …
Passager clandestin de ma propre existence …
Derrière la colline aux versants fatigués …
Heures du soir où le grand chêne
somnole, enroulé dans son ombre …
Sur les eaux calmes du printemps …
Hiératique, il attend, pétrifié sous le fard,
monument incongru dans le flot des passants …
La porte close d’un regard vide …
Et pourtant le soleil se lève …
Ils s’en retournent …