Le temps qui tant tout use …
Passager clandestin de ma propre existence …
Derrière la colline aux versants fatigués …
Heures du soir où le grand chêne
somnole, enroulé dans son ombre …
Sur les eaux calmes du printemps …
Hiératique, il attend, pétrifié sous le fard,
monument incongru dans le flot des passants …
La porte close d’un regard vide …
Et pourtant le soleil se lève …
Ils s’en retournent …
Vautours, les temps sont mûrs …
Dix-sept printemps soudain surgissent …
Voix menues qui parlez
à l’oreille des sourds …
En regardant la pluie je vois tomber les notes …