Voix menues qui parlez
à l’oreille des sourds …
En regardant la pluie je vois tomber les notes …
La rime tyrannique et le corset du rythme …
Les mots écloront-ils ?
La nuit tombe et les mots se bousculent en tous sens …
Égaré dans un monde aux senteurs discutables …
Pauvres bavardages cancaniers …
À qui sont-ils, ces doigts volant en escadrilles,
fondant sur les claviers pour distiller la haine …
La foule indifférente et pressée se bouscule
sans voir dans un recoin … la fille vêtue de rouge et noir …
Ouvrir la bouche et ne rien dire …
Les années passent, et fuit
la vie, nous laissant vides …
De jour en jour ma page se noircit et m’étonne.
Un petit noir arrogant fume,
il se sait le roi du matin …
Une photo, pas de mot.
Une photo, pas de mot.
Une photo, pas de mot.
Une photo, pas de mot.
Une photo, pas de mot
Une photo, pas de mot
Une photo, pas de mot.