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Depuis longtemps figés,
paysans rudes,
Demain, quand les enfants rempliront la maison …
À quoi bon les mots …
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Demain, les oiseaux noirs présages
annonceront la fin d’un monde
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La plume trempée dans l’encre,
surgie d’un temps révolu,
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Aux détours de nos enfances,
De nos rues d’adolescence,
Guettent les mots.
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D’un cahier vert fatigué, alluvion oublié déposé par le temps, a surgi l’autre soir l’adolescent …
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Les mots, dans le chaudron du monde,
grondent
de misère et de peur profonde,
immonde.
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Les traîtres mots ont déserté
sans coup férir
le chant de bataille avorté
Tant de mots en partance, tant de cris …
À dire ainsi le bleu, laverons-nous le gris ?
Leur départ toujours nous laisse la blessure de l’absence.
Journal morose, encre noire sur papier gris …
Une photo, pas de mot.
Une photo, pas de mot.
Une photo, pas de mot.
Une photo, pas de mot.
Une photo, pas de mot
Une photo, pas de mot
Une photo, pas de mot.