Le petit matin gris
pleurniche tièdement …
Quand la pensée part en voyage
jusqu’où peut l’emmener le train …
Le linceul blême cherche en vain l’ombre …
Grain de sable entre les doigts
Naïf le sourire entrouvert
Quell’ ombra di vento
a spasso va
Chaînes rivées aux chevilles,
petites sœurs de misère …
Traître soleil que sais-tu du sort des humains ?
Voyageur immobile, tu sais des univers
où la plume d’un autre t’emmène par les yeux …
Ta main dans ma main, si petite …
Loin de l’abri de nos maisons …
Passager clandestin de ma propre existence …
Sur les eaux calmes du printemps …
Devant l’inconnu qui rôde …
Poussière infime au firmament …
Égaré dans un monde aux senteurs discutables …
Ce rêve ambitieux et modeste …
Le ciel nous nargue et l’horizon ne dément rien …
Le ciel est une orange …
Écorce aux rudes rides …