Au printemps s’est effiloché
le fil discret de leurs cocons
les tambours au pas cadencé
chassaient l’hiver et ses flocons
sous les sabots dansait la nuit
la fête allait recommencer.
S’est effiloché dans le bruit
le ruban patiemment tissé
de tamboureurs de gilles et puis
d’amis de parents métissés.
Le manteau s’est effiloché
où se serraient pour avoir chaud
leurs vies aujourd’hui cabossées.
Dans la fureur ont disparu
les illusions effilochées
seul un fanal timide et nu
éclaire les douleurs cachées.
Le malheur a raté son coup
les fils effilochés retissent
au fil du temps le tissu doux
où les angoissés se blottissent.
Au printemps s’est effiloché
le fil discret de leurs cocons
les tambours au pas cadencé
chassaient l’hiver et ses flocons
sous les sabots dansait la nuit
la fête allait recommencer.
S’est effiloché dans le bruit
le ruban patiemment tissé
de tamboureurs de gilles et puis
d’amis de parents métissés.
Le manteau s’est effiloché
où se serraient pour avoir chaud
leurs vies aujourd’hui cabossées.
Dans la fureur ont disparu
les illusions effilochées
seul un fanal timide et nu
éclaire les douleurs cachées.
Le malheur a raté son coup
les fils effilochés retissent
au fil du temps le tissu doux
où les angoissés se blottissent.
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