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Gris et rose
couleur de vies à la dérive
rouge du sang et noir du deuil
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Par le battant ouvert
s’échappe l’air moelleux
D’où vient le vent avec sa pluie ?
Libre, la feuille au vent virevolte …
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Oiseaux messagers, légères,
les notes volent
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Flocons épars au gré du vent
glacé,
L’été nous a pris dans ses bras …
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Quand me mettrez en terre,
ou au bûcher,
Immuable et changeant le jardin se réveille …
Un sapin, quelques boules …
Les hommes avaient conquis depuis longtemps landes, bois et maquis …
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Les mots, dans le chaudron du monde,
grondent
de misère et de peur profonde,
immonde.
D’où viens-tu, pèlerin égaré sur les routes …
À dire ainsi le bleu, laverons-nous le gris ?
L’azur d’anciens étés murmure à nos bras nus la caresse du vent …
Le bruissement léger du vent dans le jardin figé …
Le temps menteur nous a fait croire depuis longtemps à son existence illusoire …
Que peut donc une plume encrée ?
Écrasée sous le pied distrait des certitudes, mon inquiétude geint doucement et puis se tait.
Guajira de poussière et de vent, peuplée d’esprits, propice aux songes,