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Froid.

Le est ce sorti de sa tanière,
plantant dans la peau nue des visages ses crocs,
rougissant les doigts gourds, raidissant les crinières,
répandant sa laitance au ras des soupiraux.

Ce triste compagnon qui ressort à l'automne
ne nous lâchera plus qu'à l' expiré
quand le dira au qui s'étonne
l'éclat d'un qu'il n'osait espérer.

Le froid est ce matin sorti de sa tanière,
plantant dans la peau nue des visages ses crocs,
rougissant les doigts gourds, raidissant les crinières,
répandant sa laitance au ras des soupiraux.

Ce triste compagnon qui ressort à l'automne
ne nous lâchera plus qu'à l'hiver expiré
quand le printemps dira au monde qui s'étonne
l'éclat d'un renouveau qu'il n'osait espérer.

Dernière mise à jour le 4 mois par André

Posted in Poésie
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