À Bart et aux naïfs (ou pas) qui le suivent.

Cher Bart,

Je dis « cher » parce que c’est ce que vous nous coûtez, toi, ton parti et tes obsessions; et je dis « tu » parce que le vouvoiement est une marque de respect.

Donc, « cher » Bart, tu voudrais encore nous donner des leçons, et tu reprends ton sempiternel refrain. Hier, tu relançais tes petits soldats sur le terrain visqueux des batailles séparatistes. Aujourd’hui, tu tires à boulets rouges sur tout ce qui n’est pas de ton bord, et qui serait cause de tous les maux.

C’est pourtant bien ce gouvernement dont ton parti est un pilier qui sabre dans les services de justice et de sécurité tout en critiquant leur manque d’efficacité.
C’est pourtant bien toi, et ton parti, qui avez pendant des années tout fait pour morceler un État dont à présent plus personne ne voit clairement comment il fonctionne. Ingérable ? Oui, dans une certaine mesure, et grâce à ton obsession indépendantiste.

Aujourd’hui, tu es « furieux« : qu’on ose tenter d’analyser les causes sociales du désastre actuel te fait hurler. Mieux: tu veux t’en prendre à la sécurité sociale, trop coûteuse à ton goût.

Aujourd’hui, quand des centaines de hooligans vêtus de noir viennent crier leur haine sur la symbolique place de la Bourse où se cristallise le deuil populaire, tu es le seul à ne pas t’associer à une condamnation « unanime ».

Aujourd’hui, nous payons tous le prix fort de tes errements et de tes obsessions. Toi et les tiens avez abusé de la naïveté de vos concitoyens en leur faisant miroiter un avenir meilleur basé sur des frontières, des barrières, des ghettos, des interdictions, des ukases. Grâce au manque de pugnacité et à la division de vos adversaires, vous avez réussi  à faire de notre pays un bordel incompréhensible, où les responsabilités se diluent à l’infini, où les mêmes compétences sont exercées par des instances différentes, où le surréalisme tant apprécié des Belges est en train de se muer en une sinistre farce.

« Cher » Bart, tu fustiges, et probablement pas toujours à tort, les erreurs du passé. Mais te rends-tu compte que les erreurs, ou plutôt les fautes, du présent, c’est toi qui les commets ?

Il nous reste l’espoir que ceux qui ont vu en toi le « slimste mens ter wereld » ouvrent les yeux, et te renvoient, toi et ta suite, aux oubliettes de l’histoire, où tu pourras te gargariser sans plus de risques pour personne de latines faisandées.

Pour partager ...
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

3
Une réaction ? Un commentaire ?

Veuillez Connexion pour commenter
avatar

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

  S’abonner  
plus récent plus ancien
Notifier de
trackback

[…] Entre Wallons et Flamands, le divorce est désormais consommé, et la gestion de ce qui reste du patrimoine commun est tout sauf harmonieuse. […]

Anonyme
Anonyme

En maintenant en Néerlandais. Montrez un peu de réspect pour La Belgique!

%d blogueurs aiment cette page :