Dans l’éther méphitique d’un été pourrissant …
Alors ils sont venus …
Notre maison fragile voit ses murs s’effriter …
Il est un val celé au tréfonds de nous-mêmes …
Dans l’émotion d’un souvenir …
C’est en chapelets longs que les mots s’agglutinent …
Ceux qui fuient savent-ils que le monde autour d’eux n’est qu’une lande hostile … ?
Quand l’heure grise sonne au coucou fatigué …
Au carrefour du monde, les continents se croisent …
Le silence épais des pierres
des églises fait écho …
Et les îles s’envolaient …
Nous avions feint d’aimer la retraite imposée …
Le train de nuit roule sa bosse …
Les cailloux du chemin nous racontent une histoire …
Les nuages sont en nous
porteurs d’orages …
Au garde-à-vous, en livrée verte,
deux grands tilleuls montent la garde …
Brocéliande intérieure, fantasmée et secrète …
Et qu’emporterons-nous, au jour du grand départ ?
Les temps sont mûrs pour embarquer …
Il se sent à l’étroit mon pays de frontières …