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Les morts alors.

Les morts profitaient d'un sursis
la coulait entre nos doigts
tiède aux assis
les loups ne sortaient pas du bois.

Les morts alors étaient plus vieux
que le même et que le ciel
et nous faisions de notre mieux
pour savourer le goût de miel
des matins en fermant les yeux.

Aujourd'hui les sursis échus
ont avalé les printemps tièdes
au palais des enfants déchus
l'amertume aux douceurs succède.

Les morts à présent nous entourent
à l'ombre de leurs ténues
nous rêvons aux joies d'autres
à nos vies jamais advenues.

Les morts profitaient d'un sursis
la vie coulait entre nos doigts
printemps tiède aux enfants assis
les loups ne sortaient pas du bois.

Les morts alors étaient plus vieux
que le temps même et que le ciel
et nous faisions de notre mieux
pour savourer le goût de miel
des matins en fermant les yeux.

Aujourd'hui les sursis échus
ont avalé les printemps tièdes
au palais des enfants déchus
l'amertume aux douceurs succède.

Les morts à présent nous entourent
à l'ombre de leurs voix ténues
nous rêvons aux joies d'autres jours
à nos vies jamais advenues.

Dernière mise à jour le 3 mois par André

Posted in Poésie
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