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Maçon.

Originally posted 2021-05-21 20:08:25.

La main calleuse sur la brique,
le regard fixé sur l'aplomb,
le geste fluide, automatique,
de la truelle tout au long
de ce mur qui n'en finit pas:
les s'affairent et l'esprit vole,
voguant de montagnes en pampas,
fredonnant des chansons frivoles.

Quand l'ouvrage arrive à son terme,
le faîte s'orne d'un bouquet
et le , d'un geste ferme,
trinque en sirotant du péquet.

Dès le lendemain, dans la boue,
il creusera les fondations
d'un logis qu'il mettra debout
patiemment, sans ostentation.

Le tintement clair des truelles
revient hanter mes ,
ranimer la flamme cruelle
du vieux sans .

La main calleuse sur la brique,
le regard fixé sur l'aplomb,
le geste fluide, automatique,
de la truelle tout au long
de ce mur qui n'en finit pas:
les s'affairent et l'esprit vole,
voguant de montagnes en pampas,
fredonnant des chansons frivoles.

Quand l'ouvrage arrive à son terme,
le faîte s'orne d'un bouquet
et le maçon, d'un geste ferme,
trinque en sirotant du péquet.

Dès le lendemain, dans la boue,
il creusera les fondations
d'un logis qu'il mettra debout
patiemment, sans ostentation.

Le tintement clair des truelles
revient hanter mes ,
ranimer la flamme cruelle
du vieux maçon sans .

Dernière mise à jour le 14 janvier 2024 par André

Posted in Poésie
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Paul SIMON

Ce poème m’a fait penser à un autre poème, d’un très grand poète contemporain, méconnu, décédé comme un poète maudit : Allain LEPREST, qu’il faut absolument découvrir ! Dans le poème « Où vont les chevaux quand ils dorment ? » – un de mes préférés -, Allain LEPREST écrit : « Dis-nous, maçon des pyramides »; sans doute est-ce le trait d’union entre les deux poèmes, celui d’André et celui d’Allain. Où vont les chevaux quand ils dorment ? Et dans les nuits de Bilbao Combien la lune au bout d’sa corne Fait-elle danser de toreros ? Est-c’que le soleil est humide ?… Lire la suite »

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