fourmis

Un beau dimanche.

Au bord du gouffre, le soleil luit,
et les fourmis en procession
vont déposer leur grain de riz,
offrande pour leur rémission.

Aveuglées par un soleil noir,
combien de survivront-elles
à cette illusion de grand soir
agitée devant leurs prunelles ?

Désespérées, et sans boussole,
elles vont porter au pinacle
des prédateurs aux idées folles,
auteurs de sinistres spectacles.

Abandonnées au hostile
par leurs bergers de pacotille
qui se prétendaient leurs édiles,
cherchant un radeau de survie,

elles immoleront leurs semblables
sur l’autel d’une identité
qui n’existe que dans les fables
nourrissant leur crédulité.

André


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Paquerette

C’est très bien écrit, bravo!
ça marche j’essayais de me connecter pour commenter et il me faisait rentrer mes coordonnées qui n’étaient pas reconnus, va savoir…………….

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