immigration

Francken, le Résistant: mourir et laisser vivre.

Je n’étais déjà pas fan de ce type, mais là il en rajoute une couche. « Mourez, et laissez-nous vivre. » Décidément, ça ne passe pas.

Une fois de plus, ce sinistre personnage franchit d’un pas allègre les limites de la décence. Il est même tellement coutumier du fait que son refus d’accorder un visa à une famille syrienne d’Alep, et sa condamnation par un tribunal, ne provoquent que quelques lignes dans le journal.

Cette famille demande un visa, les autorités de contrôle de l’immigration les appuie, un tribunal leur reconnaît le droit de l’obtenir: qu’à cela ne tienne, Francken résistera, jusqu’au bout, à ces pressions intolérables. Ces gens veulent sauver leur vie, et celle de leurs ; ils choisissent la voie légale, plutôt que d’entreprendre un mortel voyage déjà semé de milliers de cadavres; ils ont chez nous un point de chute, une famille namuroise prête à les accueillir, à les prendre en charge: « Ça ne va pas! » martèle le chien de garde. Ce serait ouvrir la voie à des abus, à une invasion, au chaos.

Alors, il vaut mieux laisser ces gens mourir sous les bombes: notre population en a fait assez; d’ailleurs, «  Il n’y a aucun soutien (à la démarche de la famille namuroise) au sein de la population  » (Le Soir 1-11-2016). Mensonge!! La Justice, au moins, les soutient, et ce n’est pas rien. Mais le respect d’un jugement, manifestement, ce n’est pas à l’ordre du jour. Et si j’écris ces lignes, c’est aussi une marque de soutien à des gens accueillants, dotés, eux, d’une âme et d’une conscience.

« Je suis élu pour servir l’intérêt public et je continuerai à le faire » (Le Soir 1-11-2016). Mensonge, encore: cet individu est bourgmestre d’une petite commune de moins de 15000 habitants, et son mandat de secrétaire d’État n’est pas électif. Il n’est que le pion placé par son parti pour limiter au maximum toute d’asile.

L’ « intérêt public« : s’il s’agit de repli sur soi, d’indifférence, d’égoïsme, d’arrogance, de mauvaise foi qui cherche à se donner bonne conscience, alors il a trouvé un défenseur de choix. Mais s’il s’agit de rechercher une façon harmonieuse de vivre dans une société ouverte et accueillante, solide et solidaire, dont on puisse être, sinon fier, du moins moralement satisfait, alors il est plus que de purger le gouvernement belge de ce poison nauséabond.

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