soins

Ces pelés, ces galeux … ces malades qu’on ne veut ni voir, ni soigner.

Le Soir de ce jour, rendant compte d’un rapport de Médecins du sur leur action en , et en en particulier, titre son article: « Accès aux soins de pour les migrants: la Belgique mauvaise élève. »

La lecture de commentaires à cet article m’a laissé pantois, imprégnés qu’ils sont d’indifférence et de « bon sens » à l’emporte-pièce.

« Diviser pour régner », la maxime semble toujours aussi efficace. Opposer les pauvres d’ici aux miséreux d’ailleurs, les cotisants à ceux qui n’ont pas le moyen de cotiser, celui qui fuit la guerre à celui qui fuit la , le « bon » sdf d’ici à l’envahisseur profiteur: le meilleur moyen pour que ni les uns ni les autres ne sortent de leur condition, ou si peu.
Il est, aujourd’hui plus que jamais, nécessaire de répéter avec force qu’un humain est un humain, où qu’il se trouve et d’où qu’il vienne; qu’un pauvre ne l’est que par le fait de riches qui accaparent les ressources; qu’un malade, un blessé ou un handicapé a rarement choisi de l’être.
Aujourd’hui, le risque est grand pour notre société d’être submergée par les vagues d’égoïsme, de repli et d’indignité dont témoignent beaucoup de commentaires.
Il est grand d’emprunter un autre chemin, n’en déplaise aux Trump, Le Pen, Wilders ou Francken de tout poil qui polluent notre espace public. Il est grand que des voix s’élèvent, nombreuses, pour construire un autre discours, pour rendre la condition humaine digne d’être vécue.

D’autres avant nous en ont rêvé, y ont consacré peu ou prou de leurs force, de leur vie. Prendrons-nous la relève, en tentant d’éviter leurs erreurs ?

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