11 novembre.

Elle qui, de l’enfance, a gardé
le regard clair
contemple aujourd’hui le passé
revivre, et faire
d’un présent parfois fatigué
le petit théâtre éphémère
de sa vie.

Elle a bercé, elle a aimé
et aime encore
tant d’ qui ne sont pas nés
depuis son corps,
tant d’enfants qui l’ont adoptée
sans hésiter.

Elle, dont chaque ride est la trace
d’un sourire,
et dont chaque sourire fugace
vous soutire
un nouveau sourire en retour.

Elle qui un jour lointain
m’a choisi,
qui a mis sa main dans ma main,
et qui depuis
l’y a laissée.

Été radieux, glacé,
dans ses bras doux elle a bercé
et berce encore
notre rêve modeste et fou
de ne pas vivre que pour nous,
d’être le port
où puissent accoster un instant
les radeaux ballottés par les vents,
et les enfants.

Trop longtemps la pudeur retint
ma main;
aujourd’hui, la parole enfin
me vient.
Mais de tous les qui se pressent,
qui toujours clignotent ou s’allument
dans ma tête et sous ma plume
il en est un que je caresse
avec un plaisir infini

Merci.

André


Pour partager ...
  • 23
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
    23
    Shares

7
Une réaction ? Un commentaire ?

Veuillez Connexion pour commenter
avatar

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

  S’abonner  
plus récent plus ancien
Notifier de
Dominique

C’est très joli, doux et tendre.
Des mots qui font plaisir à entendre !

Adrienne

quelle merveilleuse déclaration!

poison et caramel

La douceur ça fait du bien… oh, la douceur, la douceur…

noir622224124

Super André super

%d blogueurs aiment cette page :