Au jardin.

Le bruissement léger
du vent
dans le figé
dément
les cris, les convulsions
du
et les imprécations
immondes.

Le son cristallin des truelles
chante l’espoir d’une maison.
Le vol incessant des bourdons
en arabesques irréelles
promet aux d’autres saisons.
Les géraniums aux couleurs pâles,
et les fleurs du rhododendron,
et les aux rouges pétales
te murmurent à l’unisson
dans la tiédeur d’après-midi
un air de vie au ralenti.

Mais le journal est là, qui guette
et dans ton faux Eden projette
les cris, les convulsions
du monde
et les imprécations
immondes.

André


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Adrienne

ces temps-ci, même mon jardin me rend malheureuse
(il est très beau, sur la photo, ton jardin!)

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