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Les magiciens.

Les magiciens du crépuscule
ont perdu dans la nuit
ce qu’il leur restait de scrupules
pour tuer leur ennui.

Infatigables illusionnistes
aux mille tours pendables
tous ces impénitents fumistes
qui font tourner les tables
se travestissent en humanistes.

La nuit quand tous les chats sont gris
les âmes noires entrent en sabbat
vont moissonner nos cœurs aigris
dans les bouges où la peur s’ébat
brandissant bien haut les vessies
que nous prenons pour des lanternes
exhibant pour nous leurs messies
devant lesquels on se prosterne.

La nuit tombe et je voudrais tant
que se lève un jour lumineux
que ressuscite le printemps
aux coloris vertigineux.

Les magiciens du crépuscule
ont perdu dans la nuit
ce qu’il leur restait de scrupules
pour tuer leur ennui.

Infatigables illusionnistes
aux mille tours pendables
tous ces impénitents fumistes
qui font tourner les tables
se travestissent en humanistes.

La nuit quand tous les chats sont gris
les âmes noires entrent en sabbat
vont moissonner nos cœurs aigris
dans les bouges où la peur s’ébat
brandissant bien haut les vessies
que nous prenons pour des lanternes
exhibant pour nous leurs messies
devant lesquels on se prosterne.

La nuit tombe et je voudrais tant
que se lève un jour lumineux
que ressuscite le printemps
aux coloris vertigineux.

Posted in Poésie

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