Agenda ironique – le vote

Le moment est venu de choisir: quel(s) texte(s) préférez-vous ? À qui souhaitez-vous confier l’agenda de septembre ?

Voici donc la liste complète des participations de ce mois d’août, y compris les envois de dernière minute:


Avec votre accord,
-Soyons toujours civils-
J’empruntait l’Alfa Romeo
Pour conduire, mais vers où ?
Il n’y a pas de paradis
Au bout du chemin
Mais beaucoup de lacets
Et de lignes de fuite
Suaves et venteuses
Comme celles que trace
L’accordéoniste
Qui sait jouer la java.

Comme le n’était pas au beau fixe, j’avais enfilé un imperméable couleur mastic et, par ce vent couvert, je me hâtai à petites enjambées vers le paradis promis. Il ne s’agissait, en fête, que d’un bar avec ce nom au néon clinquant dans le soir suave. De loin, on entendait comme un air d’accordéon (désolé, ce n’était pas Marcel Azzola) et les notes grinçaient comme les gonds des portes dans un film de Godard avec Eddie Constantine.

J’avais auparavant garé mon Alfa Romeo sur un emplacement d’Autolib’ : les parkings parisiens étaient devenus étrangement disponibles ces derniers temps. J’entrais dans la salle enfumée – il restait encore quelques “speakeasy” clandestins où l’on pouvait allumer un cigare ou une cigarette désormais bannis comme au temps de la prohibition de l’alcool en Amérique (celle-ci n’allait pas tarder d’ailleurs à s’installer en également).

Le mois de février s’était enfui, le mois d’août lançait ses miaous dans les jardins plombés par un soleil qui jouait contre l’accord de la météo. Les scientifiques paradant à la télé ne savaient plus sur quel pied danser : un jour la sécheresse, le lendemain les inondations. Seul le Président Trump ne se trompait jamais : le “réchauffement climatique” était un vaste “joke” et les incendies en Californie une vue de l’esprit mal armé.

Tout à coup un homme en civil, barbu, s’approcha de moi :

– C’est à vous, la voiture de marque italienne, là-bas ?
– Oui, pourquoi ?
– Parce que la fourrière va venir l’embarquer !
– Ah bon, et pour quelle raison ?
– Parce que vous êtes sur un emplacement réservé aux voitures louées par M. Bolloré !
– Mais, je croyais que tout cela était terminé depuis le 1er juillet…
– Ces parkings attendent de nouvelles voitures, donc vous ne pouvez les occuper.
– Est-ce vous qui auriez appelé pour qu’on enlève mon coupé ?
– Effectivement, je suis là pour faire respecter l’ordre !
– Mais vous n’avez même pas un brassard de police…
– Peut-être, mais sachez que je m’appelle toujours Alexandre Benalla !


Vous pouvez voter ici pour vos textes préférés (maximum 3 votes)

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Et ici pour celui ou celle à qui vous souhaitez confier le prochain agenda (un seul vote)

[yop_poll id= »2″]

Les votes sont clôturés le jeudi 30 août à 23 h. 59.

Les résultats seront publiés le vendredi 31 août.


J’avais aussi promis de vous en dire un peu plus sur Marcel Thiry: plusieurs participants m’ont largement devancé dans leus commentaires et publications.


Voici la notice que lui consacre Wikipedia.

Et quelques-uns de ses vers tirés du recueil « Toi qui pâlis au nom de Vancouver », Paris, Seghers, 1975.

Thiry

thiry_1

 

Thiry_2

 

Thiry_3

 


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Andrea Couturet

Difficile de faire un choix !
Merci André d’avoir relevé ce défi improbable avec un poète qui m’était inconnu.
😉

chachashire

Le choix est tellement relevé que je n’ai pas pu voter pour moi. skanmêmdomajmêsanregret

Palimpzeste

Merci André pour cet Agenda et la découverte de Marcel Thiry 😉
belle journée à vous !
Floriane

patchcath

Un très beau mois d’aout pour cet André Ironique

Andrea Couturet

Bonjour André,

Il manque quelqu’un, je crois : Jo Bougon (blog L’impermanence n’est pas un rêve).
Sa participation est ici https://jobougon.wordpress.com/2018/08/11/les-transports-a-dos-dalpha/
😉

Je reviendrais pour lire tranquillement les autres poèmes de Marcel Thiry.

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