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Épidémie

Flocons épars au gré du vent
glacé,
pensées confuses et trop souvent
brassées,
élans furtifs et inutiles,
cassés
au mortier des instants fragiles.
Qui sait
si au-delà du figé,
brisé,
après la des âgés,
usés,
leurs tisseront un monde
aux couleurs vives de l',
entraînant, joyeux, dans leur ronde
les survivants comme hébétés ?

S'il se prend encore à rêver,
l'homme aujourd'hui abandonné
voit sa dériver
avec ses vieux déracinés.

Que le fléau enfin s'allège,
que se lève un léger,
que le la ,
que refleurissent les vergers !

Flocons épars au gré du vent
glacé,
pensées confuses et trop souvent
brassées,
élans furtifs et inutiles,
cassés
au mortier des instants fragiles.
Qui sait
si au-delà du temps figé,
brisé,
après la mort des gens âgés,
usés,
leurs enfants tisseront un monde
aux couleurs vives de l'été,
entraînant, joyeux, dans leur ronde
les survivants comme hébétés ?

S'il se prend encore à rêver,
l'homme aujourd'hui abandonné
voit sa mémoire dériver
avec ses vieux déracinés.

Que le fléau enfin s'allège,
que se lève un matin léger,
que le soleil chasse la neige,
que refleurissent les vergers !

Dernière mise à jour le 5 mois par André

Posted in Poésie
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6 Commentaires
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Soène
Soène
4 avril 2020 07:30

Une belle espérance, André, pour un avenir meilleur et moins superficiel ?
Je doute mais j’ose y croire quand même.
Bon weekend
e-bises d’O.

passiflore
1 avril 2020 19:49

Trop beau!! MERCI!!

ibonoco
31 mars 2020 23:12

Attention André, l’épidémie touche malheureusement même les plus jeunes.
Beau texte André

Adrienne
30 mars 2020 19:26

(soupir) pour des gens comme ma mère, il faudrait que la situation revienne vite à la « normale »
hélas ce ne sera pas le cas

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