nuit

Ce soir-là

Vers ta vie qui fuyait,
vers la nuit, tu marchais.

La forêt ce soir-là
te fut-elle accueillante ?
Et l’ ? Et le froid ?
Et la neige enivrante ?

Parti vers le destin
que tu t’étais choisi,
te couchas-tu serein
ou tombas-tu transi ?
Fus-tu heureux enfin
lorsque tu t’endormis ?

Tu n’es pas revenu,
nous as laissé le poids
jusqu’alors inconnu
du vide et des pourquoi.

On ne t’a plus revu,
mais l’ombre de ta voix
et l’écho entrevu
de quelque trait de toi
donne à certains enfants
le pouvoir inconscient
de nous parler de toi

André


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Estrella RF

La vida está hecha de ausencias,
voluntarias o involuntarias
y el dolor permanece en el tiempo,
las preguntas, las dudas
nos rondarán siempre en la cabeza.
Bisous.

poison et caramel

J’ai moi aussi pensé aux migrants. Et aujourd’hui, j’ai vu ici : https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/migrants/migrants-l-integration-par-le-cricket_2932459.html un reportage à Saint Omer dans le Nord de la France, sur une équipe de cricket constituée de migrants. C’est un exemple d’intégration rayonnant ! ça fait chaud au coeur de constater que dans ce quartier populaire de St Omer on a ouvert les bras à ces gens qui ne rêvaient que de passer en Angleterre… Ils n’y songent même plus ! Votre poème visait peut-être plus simplement un SDF comme nous en croisons tant (hélas !) Ce qui est terrible dans l’histoire du SDF c’est probablement… Lire la suite »

Adrienne

ce poème accompagne parfaitement une nouvelle du jour http://plus.lesoir.be/177356/article/2018-09-08/quand-les-migrants-errent-sur-les-terres-royales

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